Misery

Misery Après avoir terminé son nouveau roman, un écrivain quitte l’hôtel de montagne où il a l’habitude de travailler et prend la route. Mais un violent blizzard le pousse dans un ravin. Vingt-quatre heures plus tard, l’homme se réveille chez celle qui l’a sauvé une infirmière retraité qui vit en recluse dans sa ferme isolée. Elle est la plus grande fan de l’écrivain, et surtout de son personnage, Misery, une héro)ne de feuilletons d’amour. Mais l’écrivain, qui veut changer de style, a tué son personnage. Inutile d’en dévoiler plus sur ce huis clos terrifiant qui oppose un homme, immobilisé par ses blessures et son état physique, à une femme qui l’idolâtre au point de ne plus vouloir le laisser partir et capable de le forcer à faire revivre un personnage qu’il a tué. Commençant sur un rythme feutré, le récit prend vite de la force avant de déboucher sur un duel sadomasochiste d’une grande cruauté, aussi bien mentale que physique. Regrettons la fin d’une violence grand-guignolesque. Bien sûr, elle est très efficace. Mais nous pouvions attendre un peu plus de subtilité de la part de l’auteur de «Quand Harry rencontre Sally ».

Fenêtre sur pacifique

Fenêtre sur pacifiqueComment s’en débarrasser? Tout le monde a connu cette situation, pénible s’il en est, de l’invité qui s’incruste, du casse-pied qui s’impose, de l’intrus qui s’installe. Il suffit d’accentuer les choses, d’extrapoler le fantasme jusqu’à la terreur, on obtient le scénario de « Fenêtre sur Pacifique ». A San Francisco, un petit couple sympa achète à crédit une ravissante maison victorienne. Leur idée la retaper pour en louer le rez-de-chaussée. Les candidats sont nombreux, il faut sélectionner, mais ils n’ont pas le tempo: un drôle de type prend la place d’assaut et s’installe sans leur laisser le temps de dire ouf ! Et le cauchemar commence… Exploitant cyniquement une loi faite pour défendre de malheureux locataires persécutés par leurs propriétaires rapaces, l’intrus retourne la situation à son profit et, par mille ruses tordues, rend la vie impossible à ses hôtes forcés. Escroc diabolique? Psychopathe pervers? Dangereux tueur? L’inconnu, sardoniquement incarné par Michael Keaton, est tout cela à la fois, si bien que le suspense croît de minute en minute, qu’on tremble pour le couple en péril (Matthew Modine et la délicieuse Mol-nie Griffith). Une sensation de malaise et de peur vous envahit irrésistiblement. Du grand art.

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