Le vent de la toussaint

Le vent de la toussaint Marc Helluin est médecin. Il arrive, un soir d’avril 1952, dans un petit village de Kabylie, répondant à l’appel d’Hamrane, un ancien compagnon d’armes d’Indochine. Il a décidé de vivre à l’écart en soignant les habitants du djebel. Marc est vite passionné par sa tâche et il apprend à comprendre et à aimer des patients aux mœurs très différentes des siennes.

Accueilli comme un frère dans la maison d’Hamrane, il tombe peu à peu amoureux de sa fille, Malika. Mais déjà les premières révoltes surviennent et la lutte pour l’indépendance se développe… Peu courants au cinéma (peur, honte ou les deux à la fois?), les récits sur la guerre d’Algérie sont toujours difficiles à manipuler. En décidant de traiter toute la période précédant le véritable conflit, Gilles Béhat a réussi à faire une œuvre à la fois touchante et juste. Malgré quelques erreurs de scénario, cette histoire d’amour impossible (qui rappelle celle de « Brasier » décrite par ailleurs) n’apporte pas grand-chose à un propos dramatique formidablement servi par un déroutant Etienne Chicot De quoi faire oublier à Gilles Béhat la déconvenue de « Dancing machine » et nous faire entrer dans un univers trop peu connu d’une jeune génération. A voir vraiment.

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